TIRANA, 5 septembre /ATA/ – Le ministre albanais de la Justice, Toni Gogu, a affirmé samedi que le différend concernant les salaires des magistrats devait être réglé par le Parlement, après une décision de la Cour constitutionnelle ayant invalidé la formule actuelle de rémunération.
“Les décisions de la Cour constitutionnelle ne se négocient pas et ne se relativisent pas”, a déclaré M. Gogu lors d’une conférence de presse, rappelant que toutes les institutions sont tenues de les appliquer.
Selon le ministre, la difficulté actuelle ne résulte pas d’un désaccord sur le niveau des rémunérations, mais d’un “vide juridique” créé par l’annulation de la base légale permettant de déterminer les salaires des magistrats.
“Ce vide doit être comblé là où il doit l’être : au Parlement, par la loi”, a-t-il déclaré, précisant que la question devrait être examinée à l’ouverture de la prochaine session parlementaire.
M. Gogu a également insisté sur la nécessité de concilier l’application de la décision constitutionnelle et la responsabilité dans l’utilisation des fonds publics.
“L’argent public est celui des citoyens, ce n’est pas celui du gouvernement”, a-t-il souligné, estimant que toute dépense budgétaire devait reposer sur une autorisation légale claire.
Le ministre a rejeté l’idée d’un affrontement entre institutions et appelé au respect des compétences de chacune. “La solution n’est pas que les institutions s’affrontent. La solution est au Parlement”, a-t-il déclaré.
Interrogé sur les interprétations divergentes des magistrats et sur les procédures engagées concernant leurs rémunérations, M. Gogu a refusé de commenter des questions relevant d’autres institutions judiciaires.
“Les lois sont faites au Parlement. Les décisions de la Cour constitutionnelle sont appliquées. Les litiges judiciaires sont tranchés par les tribunaux. Chacun à sa place”, a-t-il résumé.
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