TIRANA, 25 octobre /ATA/ – Le gouvernement albanais durcit son arsenal législatif face aux violences urbaines. Le Premier ministre Edi Rama a annoncé de lourdes sanctions contre le masquage de l’identité en manifestation et les appels à la violence en ligne, lors de la présentation d’une refonte de la loi sur les rassemblements.
Le texte actualise une législation datant de 2001 pour intégrer les nouveaux modes d’action numérique et l’encadrement des zones sensibles. Désormais, en cas de risque avéré, la police pourra restreindre les rassemblements jusqu’à 72 heures autour des institutions clés, des écoles et des lieux de culte.
Concernant la prolifération des appels à la haine sur les réseaux sociaux, M. Rama a précisé la marche à suivre :
“Si le post n’est pas supprimé ou si le comportement se répète, la police agit selon la législation en vigueur, y compris les poursuites pénales fondées sur les infractions existantes, mais aussi sur celles proposées dans le Code pénal”, a-t-il indiqué.
S’agissant des individus cherchant à échapper à toute identification lors des heurts, l’exécutif introduit des dispositions inspirées des standards européens.
“Nous inclurons cette interdiction dans le Code pénal comme une infraction pénale identique à celle de 27 pays européens, en suivant le modèle français”, a-t-il ajouté.
Sur le plan financier, les contrevenants s’exposent à des amendes proportionnelles aux infractions constatées. La participation à un rassemblement non autorisé sera sanctionnée de 10 000 à 100 000 leks, tandis que le refus d’obtempérer et la dissimulation du visage pourront atteindre 500 000 leks d’amende par participant. Le blocage volontaire de la circulation sera quant à lui puni d’une amende de 5 000 leks.
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