TIRANA, 25 octobre /ATA/ – Le gouvernement albanais se dote d’un nouvel outil de surveillance et de restriction des déplacements. Le Premier ministre Edi Rama a annoncé la création d’un registre électronique spécial destiné à empêcher la fuite des individus poursuivis pour des infractions contre l’ordre public.
Administré par la police d’État, ce fichier permettra aux autorités frontalières de bloquer la sortie du territoire des personnes impliquées dans les récentes violences urbaines
“Sur la base de ce registre, la Police des frontières et des migrations exercera le droit de refuser la sortie du pays aux personnes qui cherchent à échapper aux poursuites pénales, à la détention, à l’arrestation ou à l’exécution de peines de prison”, a estimé Rama.
Le dispositif prévoit en outre l’alerte des pays de destination, des structures d’hébergement ainsi que des compagnies de transport pour signaler la dangerosité de ces individus.
Le chef du gouvernement a également décoché une flèche à l’encontre de manifestants étrangers venus selon lui grossir les rangs des casseurs, prévenant :
“Quiconque commet des violences en Albanie aura du mal à rentrer ou à séjourner paisiblement en Europe, sans avoir d’abord réglé ses comptes avec la justice ici à Tirana”.
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