TIRANA, 31 octobre /ATA/ – Une nouvelle mobilisation anti-gouvernementale a secoué la capitale albanaise ce samedi. Rassemblés devant le ministère de l’Éducation pour leur dix-neuvième jour de contestation consécutif, des étudiants, des enseignants et des citoyens ont exigé la démission du Premier ministre Edi Rama.
La contestation, qui dure depuis plus de deux semaines, réclame également un renouvellement radical de la classe politique ainsi que de meilleures conditions d’enseignement et de vie, sur fond de grogne sociale persistante.
La situation s’est toutefois tendue lorsque les manifestants ont vigoureusement rejeté la présence et la participation des députés de l’opposition issus du Parti démocratique (PD), affirmant vouloir maintenir un mouvement strictement citoyen et indépendant des partis traditionnels.
À la suite de cet incident, des heurts symboliques ont éclaté devant l’institution. Des manifestants ont allumé des fumigènes et incendié des poubelles à l’entrée du ministère, tandis qu’un important dispositif policier encadrait les lieux.
Un camion-citerne de la police s’est intervenu pour éteindre l’incendie de poubelles dressées sur la chaussée, un groupe de manifestants a pris l’engin à partie en lançant des pierres et des projectiles.
La situation a rapidement dégénéré lorsque des jeunes ont jeté des cocktails Molotov en direction des forces de l’ordre, poussant ces dernières à diffuser des sommations pour exiger le repli des protestataires. Un second camion-citerne a été placé en état d’alerte pour faire face aux troubles.
Après ces heurts, le cortège regroupant étudiants, enseignants et citoyens s’est ébranlé pour converger vers le siège du gouvernement.
Cette mobilisation, qui entre dans son dix-neuvième jour, réclame le départ du chef du gouvernement, un renouvellement de la classe politique ainsi que de meilleures conditions de vie et d’études. Elle s’est également greffée au mouvement contestataire dit des Flamingos, enclenché il y a plus de 4 mois contre des projets d’investissement à Zvërnec et porteur de revendications environnementales et politiques élargies, telles que l’annulation des lois sur les zones protégées.

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