Sunday, November 1, 2026

« Pasqyrë Albania » : une plateforme pour suivre les réclamations, Rama rappelle aux institutions leur obligation de répondre dans les délais

TIRANA, 1er novembre /ATA/ Le Premier ministre Edi Rama a présenté dimanche une nouvelle plateforme numérique, baptisée « Pasqyrë Albania », destinée à renforcer la transparence des investissements publics et à permettre aux citoyens de suivre en temps réel leurs démarches administratives et leurs réclamations auprès des institutions.

Présentée comme un outil de transparence et de responsabilisation de l’administration, la plateforme repose sur quatre piliers, a expliqué Saimir Kapllani, expert à l’Agence nationale pour la société de l’information (AKSHI).

Le premier, intitulé « Shih » (« Voir »), permettra aux citoyens de consulter les investissements réalisés dans leur municipalité, leur état d’avancement ainsi que les initiatives et réformes prioritaires de l’État. Les projets suspendus ou retardés pourront également être identifiés.

« Un habitant de Vlora pourra voir ce qui se fait actuellement dans sa zone, à quel stade se trouvent les projets, y compris ceux qui ont été suspendus ou retardés », a souligné Edi Rama. L’objectif est, selon lui, de permettre aux citoyens de confronter les informations diffusées publiquement à la réalité des projets.

Le deuxième pilier, « Kupto » (« Comprendre »), donnera accès aux décisions adoptées par les municipalités et aux projets de décision des conseils municipaux. Les documents, mis en ligne depuis septembre, pourront être consultés à l’aide d’un assistant virtuel capable d’en fournir une synthèse.

Le troisième volet prévoit un espace personnel accessible via les identifiants du portail public e-Albania. Les usagers pourront y consulter le statut de leurs demandes, des services sollicités et de leurs réclamations.

Edi Rama a particulièrement insisté sur le suivi des requêtes, qu’il a comparé au traçage d’un colis postal. « Nous allons transformer chaque difficulté, chaque demande, chaque réclamation et chaque problème en un “colis” DHL », a-t-il déclaré, promettant aux citoyens de pouvoir suivre leur dossier à chaque étape de son traitement.

Le dispositif doit également permettre à l’administration et aux institutions concernées de repérer rapidement les retards et les blocages. « Nous pouvons avoir des désaccords sur la question de savoir si un problème a été résolu ou non. Mais nous ne devons plus en avoir sur le fait qu’une réponse a été reçue ou non », a affirmé le Premier ministre, rappelant que le respect des délais de réponse constitue une obligation pour les institutions.

Kapllani a enfin précisé que la plateforme intégrerait un mécanisme automatique de contrôle des délais légaux. Lorsqu’une institution ne répond pas dans le délai prévu, le citoyen sera averti par SMS et recevra un lien lui permettant de déposer directement une réclamation, qui sera alors enregistrée dans le système.

/m.q/r.e/m.s/

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