TIRANA, 3 novembre /ATA/ – Le chef du Parti démocrate (opposition), Sali Berisha, a reçu une délégation du parti italien Fratelli-d’Italia, conduite notamment par Ugo Falcone et Roberto Guggino.
Au cours de cet entretien, l’ancien Premier ministre a dressé un tableau alarmiste de la situation politique en Albanie, tout en saluant la mobilisation des étudiants qu’il a qualifié d’acteurs d’un des mouvements de protestation les plus puissants de l’histoire du pays.
Il a vivement dénoncé ce qu’il appelle le “narco-État”, accusant le gouvernement de corrompre les institutions, de détruire le processus électoral et de porter la responsabilité de la crise actuelle.
M. Berisha a également pointé du doigt les répercussions économiques de la situation, affirmant que “l’euro et le dollar ont enregistré une dévaluation respective de 32 % et 35 % en Albanie, ce qui pénalise lourdement les exportations et la compétitivité nationale”.
S’appuyant sur les conclusions des rapports internationaux relatifs aux derniers scrutins, il a réitéré qu’un gouvernement technique constitue une condition sine qua non pour garantir des élections libres et honnêtes et restaurer la perspective européenne du pays.
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