Sunday, October 18, 2026

Macron a remis en question toute la méthodologie de négociation

TIRANA, 18 oct /ATA/ – Répondant à une question lors d’une conférence de presse sur une motion de cencure au parlement après avoir échoué à recevoir le OUI sur l’ouverture de négociations au Conseil européen, le Premier ministre Edi Rama a déclaré que le verdict final appartenait à la France, en raison des chocs d’approches avec l’Allemagne sur le mode de fonctionnement de l’UE.

“Je peux demander au Parlement français, je n’ai aucune raison de le demander au peuple albanais”, a déclaré le Premier ministre. “La Macédoine attend l’ouverture des négociations depuis 14 ans. Cela fait 14 ans qu’elle reçoit des signaux positifs et non OUI d’une réunion de Conseil à l’autre. Ils ont été obligés de changer de nom, en échange de promesse que “c’était fait, c’était résolu”. Nous voilà! Nombreux étaient ceux qui ont déclaré que “l’Albanie sera séparée de la Macédoine du Nord. Mais il y avait aussi des voix dans la famille européenne qui ont dit que ce n’avait été jamais une option. Nous l’avons mis en difficulté en mai-juin à cause de chambardements dans notre pays. La prise de décision n’a rien à voir avec ce que l’un ou l’autre a fait. Nous avons traversé un moment dans l’histoire de l’UE, où un choc d’approches entrela France et l’Allemagne a eu lieu non seulement sur l’élargissement, mais également sur d’autres éléments du fonctionnement de l’UE”, a déclaré le Premier ministre Rama.

Faisant référence à la déclaration de son homologue néerlandais, le Premier ministre a déclaré qu’aucune des raisons ne pouvait être retenue, la vérité de cette décision étant ailleurs.

“J’ai écouté le Premier ministre des Pays-Bas. Il a déclaré que l’Albanie avait fait de grands progrès, mais pas suffisamment. Assez par rapport à quoi? Si nous considérons le progrès comme un progrès au sujet de la volonté de l’Albanie de devenir membre de l’UE est insuffisant, mais si nous comparons ce qui nous a été demandé et ce que nous avons fait, c’est beaucoup plus, non pas parce que nous sommes de taille à faire, mais parce que le processus est devenu plus difficile et plus exigeant. Aucun des pays qui ont adhéré à l’UE après la chute du communisme s’il serait dans notre place n’aurait pas reçu le Oui car le sujet était ailleurs: qu’allons-nous faire avec l’UE? ”, a déclaré Rama, ajoutant: “Le président français a été brutalement ouvert dans ce qu’il a dit. Il a mis en question l’ensemble de la méthodologie de négociation, l’ensemble du processu, demandant à modifier le processus, selon lui, pour le rendre plus efficace pour l’UE. Il l’a qualifié de ‘trop bureaucratique’ et et nécessite un changement de méthodologie. C’est de son propre chef. Mais qu’est-ce que nous avons à faire à tout cela?!”.

/a.sh/j.p/ /irmapu/

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