TIRANA, 19 août /ATA/ – Le chef du gouvernement albanais Edi Rama a répondu aux accusations de certains politiciens allemands selon lesquelles son pays a influencé sur l’augmentation du nombre de nouveaux cas de coronavirus en Allemagne, lors d’une interview accordée au quotidien allemand Bild.
Voici ci-dessous une partie de cette interview :
BILD: Monsieur le Premier ministre, ce sont vos pays (pays des Balkans) qui sont en partie tenus pour responsables de ce fait. Est-ce qu’il y a une augmentation du nombre de personnes atteintes du Covid-?
Rama: Je ne pense pas que les pays des Balkans représentent une menace pour l’Allemagne ou pour tout autre pays de l’Union européenne, car en fin de compte, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les nombres élevés de nouveaux cas de coronavirus constituent une menace pour n’importe quel pays. Quand on signale 5 nouveaux cas en un jour en Chine et 100 nouveaux cas en Albanie, je pense qu’il y a quelque chose qui cloche ici avec ces chiffres. Je veux dire qu’il y a un manque d’information et de transparence concernant les chiffres. Nous avons décidé d’être extrêmement transparents à cet égard. Après le déconfinement, on est confronté à un grand défi, car il faut tenir compte du comportement de tous les citoyens.
BILD : l’Albanie est-elle en partie responsable du nombre croissant de nouveaux cas de coronavirus en Allemagne?
Rama: J’ai tendance à ne pas être d’accord avec cela. Ce n’est pas parce que je dois défendre mon pays, mais à cause des calculs mathématiques simples. Il nous est impossible, en termes de chiffres, de pouvoir influencer un grand pays comme l’Allemagne, d’autres pays des Balkans, la France ou d’autres pays européens. Je veux dire que c’est plutôt une question politique que la représentation de la réalité.
BILD : revenons aux Balkans ; que pensez-vous des prétentions de certains politiciens sur un itinéraire balkanique «Corona»?
Rama: C’est la politique, car il n’y a pas de coronavirus balkanique, pas de mafia balkanique, pas de tremblement de terre balkanique ou de maladie balkanique. Parfois, la politique a besoin, surtout aux jours d’aujourd’hui, de ces signes distinctifs pour atteindre les gens. Bien sûr, cela nous attriste, mais nous y sommes habitués. Ce n’est pas la première fois. Nous devons faire face à ces stéréotypes et essayer de nous en débarrasser.
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