TIRANA, 27 mars /ATA/ – Les relations entre l’Albanie et la Grèce s’améliorent en raison de ce qui a été décrit comme “la politique des petits pas”, a déclaré la présidente de la Commission sur la politique étrangère, Mimi Kodheli, qui a assisté à une conférence organisée par l’Institut albanais des études internatonales et la Fondation Friedrich Ebert sur la révision des relations Albanie-Grèce, défis du présent, perspectives d’avenir.
Kodheli a évalué les relations stratégiques entre les deux pays, soulignant la nécessité de leur intensification dans le cadre d’une coopération plus étroite entre les deux pays et l’initiative prise par les deux gouvernements pour résoudre les sujets laissés en suspens entre l’Albanie et la Grèce.
Du point de vue politique, les relations entre les deux pays, a déclaré Kodheli, peuvent être considérées comme très bonnes et en amélioration continue. “Elles ont une importance stratégique pour nous. La Grèce fait partie du rectangle stratégique avec l’Italie, l’Autriche et la Turquie. Elle est un bon partenaire de l’OTAN. Elle a été et continue d’être un défenseur de l’Albanie dans ses processus d’intégration dans l’UE”, a-t-elle déclaré.
Du point de vue économique et commercial, a souligné Mme. Kodheli “la Grèce est le premier investisseur étranger en Albanie et le deuxième partenaire commercial de l’Albanie”.
Selon Kodheli, les relations entre les deux pays sont en amélioration continue en raison de ce qu’on a appelé “la politique des petits pas”.
Se référant à la loi de la guerre, Kodheli a déclaré: “il a contribué négativement non seulement à la création de préjugés et de mauvais sentiments, mais aussi à des problèmes économiques et de propriété”.
De plus, a-t-elle poursuit, nos pays sont interconnectés par une présence importante de la communauté albanaise en Grèce et de la minorité grecque en Albanie.
“Les négociations entre les deux gouvernements continuent pour résoudre les questions en suspens, divisées en trois corbeilles, certaines héritées du passé mais influençant le présent et projetées dans l’avenir de nos nations”, a-t-elle déclaré.
“La question des droits de l’homme de la population cham et de leur descendants y est également liée. De ce fait, l’arrêté royal de 1940 devrait être aboli afin d’ouvrir un nouveau chapitre de nos relations. Nous sommes tous heureux aujourd’hui d’apprendre que cette loi de guerre idiote fait partie des négociations susmentionnées qui se déroulent entre nos gouvernements dans le but de l’abolir”, a-t-elle déclaré.
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