TIRANA, 19 fév /ATA – I. Vata/ – Le Premier ministre Edi Rama a déclaré que les Albanais ne sont pas sortis de leur pays seulement au cours de la période de dictature, lorsqu’Enver Hoxha les a enfermés comme dans une cage, lors d’une conversation avec les citoyens de Vlora, tout en qualifiant de scandaleuse, la propagande de fuite des Albanais à l’étranger.
Parlant du départ d’Albanais à l’étranger, Rama a déclaré: “Les Albanais ne sont pas allés à l’étranger uniquement à une période, pendant l’isolement de la dictature. Ils ne sont pas sortis du pays seulement dans une période historique, quand Enver Hoxha les a enfermés dans une cage comme des chardonnerets élégants et les a obligé de ne chanter que les chansons liées au parti”.
“Si nous regardons le passé, les Albanais sont un peuple qui a toujours bougé et je ne peux jamais dire de rester ici à une fille ou un garçon, qui a 20-25 ans aujourd’hui, et qui qu’il veut se mettre à l’épreuve maintenant parce qu’il n’attend pas ni un autre mandat ni trois ni sept pour faire ici les choses qu’il désire, mais veut y arriver aujourd’hui là-bas. Nous vivons à une autre époque”, dit-il.
Rama a ajouté que concernant le mouvement des Albanais à l’étranger, ce qui est scandaleux, c’est la propagande ici.
“Ce qui est scandaleux ici, c’est la propagande, le poison qui l’accompagne. Bien sûr, si je le vois en termes de fuite d’un jeune homme qui ne se retrouve pas ici, c’est comme si une cellule s’échappe de mon sang, dans le sens de la douleur que cela crée pour moi, mais par contre, les Albanais ont commencé à se déplacer depuis les années 1990, et les chiffres donnés ici, selon lesquels, 500 000 personnes ont fuit le pays lorsque le PS et Edi Rama est venu au pouvoir, sont de la folie, ne sont prouvés par aucun fait. Il y a plus d’Albanais qui partent que ceux qui viennent, mais n’oublions pas qu’il y a beaucoup d’Albanais qui arrivent pendant ces périodes. Si aujourd’hui vous allez au village dans les zones où se pratique l’agriculture, les zones où l’agriculture a commencé à prendre un rythme différent, c’est l’expérience de ceux qui sont revenus de l’émigration qui lui a donné une impulsion significative”, a-t-il dit.
Ensuite, Rama a dit que partir à l’étranger est une expérience, un échange de cultures et n’est pas la fin du monde.
“La tendance historique reviendra, mais ni moi ni personne d’autre en tant qu’individu ne peut décider le moment lorsque cette tendance historique reviendra, cela est décidé par le développement et le contexte plus large. La question est donc plus complexe, on n’a pas de baguette magique, on ne peut pas faire de l’Albanie de telle sorte que les jeunes Albanais y trouvent aujourd’hui ceux qu’ils cherchent en Allemagne, mais la direction est bonne, et personne ne doit oublier que l’Allemagne n’est pas construite en 7 ans. L’Italie, l’Angleterre n’ont pas été construits en 7 ans, n’ont pas été construits même en 30 ans, ont été construits depuis de nombreuses années et décennies et siècles pour plusieurs, et en plus il n’est pas anodin de garder à l’esprit que les noms que j’ai mentionné sont de grandes puissances économiques du monde”, a conclu Rama.
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