TIRANA, 31 mars /ATA/ – Des recherches archéologiques professionnelles démarreront pour la première fois à Nivica, dans la région de Tepelena et dans la région de Kurvelesh, dans le sud d’Albanie, afin de faire la lumière sur cette zone et son histoire ancienne.
Une nouvelle perspective sera ouverte à cette zone d’Albanie très peu étudiée grâce une coopération de cinq ans de l’Université de Bristol, la municipalité de Tepelena, l’Institut d’Archéologie et de l’Agence nationale de la côte (ANC), a indiqué le directeur de l’Agence nationale de la Côte, Auron Tare.
“L’Université de Bristol, de renom dans l’archéologie britannique, organisera deux expéditions par an pour découvrir de nouvelles colonies et des fouilles au château de Nivica afin de concevoir la manière de vie de ces populations montagneuses”, a déclaré Tare.
Selon lui, les habitants de ces lieux étaient depuis des siècles présents dans les ports méditerranéens à travers les ports de Butrint jusqu’à l’ancien Avlon, permettant non seulement l’échange de biens, mais aussi de différentes cultures et idées.
Nivica, ce village d’environ 105 km2, est bordé par 9 villages dans le district de Tepelena, et est plus grand que tout autre village dans cette région.
Cette bourgade est très ancienne. Fransua Pouquevile dans son livre “Voyages en Grèce”, le volume I, page 173, dit que ce village a été habité par la tribu illyrien Amantes. A Nivica, les Illyriens ont construit une forteresse dans les IV-II siècles avant la nouvelle ère. Ainsi, la genèse de la petite ville de Nivica se situe vers le 4ème siècle avant JC. Le château est construit sur un rocher, dont l’accès est impossible, à un carrefour stratégique. Les routes menant à Salaria, Kuçi, Bënça et Vërmiku passent ici.
La position stratégique et la forteresse construite à cette époque ont fait de cet endroit “le deuxième centre de résidence important de la tribu illyrienne d’Amantes” (Pouquevile). Cette forteresse a été reconstruite pour la première fois par les Romains vers l’année 167 avant la nouvelle ère.
Les ruines de cette forteresse sont situées sur une falaise escarpée entourée d’abîmes, sur la hauteur de 80-100 m.










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