TIRANA, 14 septembre /ATA/ L’Autorité nationale de cybersécurité (AKSK) a enregistré 20 incidents cybernétiques au premier semestre 2026, dont quatre classés comme critiques pour leur impact sur les données et les services aux citoyens, a indiqué son directeur général, Bledar Kazia, lors d’une audition parlementaire.
L’AKSK prépare par ailleurs des amendements à la loi sur la cybersécurité, prévoyant notamment « des mesures administratives » et un renforcement des obligations des infrastructures critiques en matière de signalement et de coopération avec l’Autorité. Une loi sur les services électroniques a également été adoptée en mai, notamment pour renforcer l’identité numérique et transposer des règles européennes.
Le nombre d’infrastructures couvertes par l’AKSK est passé de 215 à 328, tandis que ses effectifs ont été renforcés et que l’intelligence artificielle a été intégrée à plusieurs systèmes.
Pour 2027, l’Autorité prévoit notamment de revoir la méthodologie d’identification des infrastructures critiques et importantes. Elle avait enregistré l’an dernier environ 240 signalements liés au cyberharcèlement et aux contenus préjudiciables visant les enfants.
Le député du Parti démocratique ()PD, Gjin Gjoni, a demandé davantage de transparence sur l’utilisation de l’intelligence artificielle par les institutions publiques, notamment le système Diella, ainsi que sur les caméras, radars et capteurs déployés dans le cadre du projet Smart City. Il a appelé à mieux informer les citoyens sur « le but et la manière d’utilisation » de ces technologies.
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