TIRANA, 30 octobre /ATA/ Le ministre de la Justice, Toni Gogu, a proposé quatre mesures destinées à renforcer les garanties procédurales des mineurs en contact avec les forces de l’ordre, lors d’une réunion du Conseil national pour les droits et la protection de l’enfance.
Ces mesures prévoient la remise aux enfants, avant tout interrogatoire, d’un document présentant leurs droits dans un langage adapté, la mise à disposition immédiate d’un avocat conformément à la loi, l’information précoce d’un travailleur chargé de la protection de l’enfance et la création d’une base de données interinstitutionnelle pour suivre l’application de ces garanties.
Ces propositions s’inscrivent dans la réponse du gouvernement aux épisodes de violence survenus ces dernières semaines. « Les manifestations pacifiques sont protégées. La violence engage une responsabilité. Dans cette réponse, le ministère de la Justice a une responsabilité particulière : celle de l’enfant », a déclaré Toni Gogu.
Le ministre a également annoncé que le projet de Stratégie intersectorielle pour la justice des mineurs 2027-2030, élaboré avec l’assistance technique de l’UNICEF, était soumis à consultation publique jusqu’au 22 novembre. Il a souhaité que les enfants soient eux-mêmes associés à cette démarche, à l’occasion notamment de la Journée internationale des droits de l’enfant, célébrée le 20 novembre.
Par ailleurs, le ministère travaille à la transformation de l’établissement pour mineurs afin de privilégier l’éducation, la réhabilitation et le retour des jeunes dans leur famille. Des plans de prévention de la violence et des situations à risque dans les écoles sont également en préparation avec les ministères de l’Éducation, de l’Intérieur et de la Santé et du Bien-être social.
Défendant une approche fondée sur la justice sociale, Gogu a insisté sur la nécessité de garantir à chaque enfant un accès à la protection juridique, indépendamment de sa situation familiale ou économique. « La justice doit parvenir jusqu’à l’enfant, même lorsque sa famille n’a pas d’avocat ou ne sait pas à quelle porte frapper », a-t-il souligné.
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