TIRANA, 30 octobre /ATA/ L’Albanie s’apprête à réformer son cadre juridique sur le tourisme. Soumis à consultation publique par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports, un projet de loi prévoit de nouvelles règles pour les hébergements, les investissements, l’exploitation des plages et la protection des touristes.
Le texte, qui remplacera la loi n° 93/2015, prévoit notamment l’enregistrement obligatoire sur la plateforme « e-Albania » des logements proposés à la location de courte durée, qu’il s’agisse d’appartements, de villas ou de chambres. Chaque unité devra disposer d’un code d’identification unique.
Les certificats de catégorisation des hébergements seront désormais délivrés sans limitation de durée, sous réserve du respect des critères légaux. Ceux de classification resteront valables huit ans, avec possibilité de renouvellement. Le projet reconnaît également de nouvelles formes d’hébergement, comme les hôtels diffus et les complexes mixtes.
Dans le domaine des investissements, il prévoit des partenariats public-privé, la mise à disposition de biens de l’État et un soutien aux infrastructures dans les zones prioritaires pour le tourisme. Un statut spécial pourra être accordé à certains investissements dans des établissements quatre et cinq étoiles.
La gestion du littoral sera renforcée, avec de nouvelles responsabilités confiées à l’Agence nationale du tourisme (AKT) pour la gestion et la surveillance des plages. Les exploitants devront garantir la sécurité, l’hygiène, la qualité des services et l’accès du public. Le texte prévoit également la suspension saisonnière des chantiers dans les zones touristiques.
Les agences de voyages, voyagistes, guides et transporteurs touristiques seront soumis à de nouvelles dispositions, notamment pour les services panoramiques « Open Bus » et « Hop-on Hop-off ». Un bureau de règlement extrajudiciaire des litiges sera par ailleurs créé auprès du ministère afin de traiter les différends entre touristes et prestataires.
Le volet numérique prévoit un système national de données touristiques réunissant plusieurs registres et le module « e-Visitor ». Sa mise en place pourrait bénéficier de 300 millions de leks au titre de la programmation budgétaire 2027.
Le projet prévoit enfin la création d’une Commission nationale des sentiers touristiques, chargée de contribuer à leur développement et à leur entretien.
Cette réforme vise à rapprocher la législation albanaise des normes européennes sur les services et les voyages à forfait, ainsi qu’à respecter les engagements du pays dans le cadre de la CEFTA.
Après son adoption, le texte abrogera la loi actuelle sur le tourisme. Les actes d’application devront être adoptés dans un délai de neuf mois et la nouvelle loi entrera en vigueur quinze jours après sa publication au Journal officiel.
/k.s/j.p/r.e/m.s/










