TIRANA, 28 avril /ATA/ – Le président de la Cour suprême albanaise, Sokol Sadushi, a pris part à une réunion conjointe du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil supérieur du parquet, centrée sur l’évaluation éthique et professionnelle des magistrats et aux mesures visant à réduire le backlog, c’est-à-dire l’accumulation des affaires en attente.
Dans son intervention, Sadushi a insisté sur “l’évaluation éthique et professionnelle des magistrats n’est pas une procédure formelle, mais un mécanisme essentiel pour la méritocratie, la carrière et le fonctionnement du système judiciaire”.
Il a précisé que cette évaluation “impacte directement les nominations, les avancements, les mobilités, les transferts, les détachements et délégations des magistrats”, et que tout retard dans ce processus “n’est pas simplement un problème administratif, mais affecte le fonctionnement des tribunaux et la réduction des affaires en attente”.
Le président a rappelé que la réforme de la justice visait “non seulement la création de nouvelles institutions, mais aussi à changer la manière dont le système se gouverne, se contrôle et rend compte”, soulignant que “les nouvelles institutions ne doivent pas répéter les faiblesses du système avant la réforme”.
Sadushi a également relevé le retard dans le pourvoi de deux postes vacants à la Cour suprême, affirmant qu’“une juridiction supérieure incomplète perd sa capacité décisionnelle et a plus de difficulté à réduire le backlog”.
En conclusion, il a appelé à faire de l’évaluation éthique et professionnelle “une priorité stratégique” pour le KLGJ et le KLP, à travers “un plan d’action concret avec des délais clairs, des objectifs mesurables, des responsabilités définies et un compte rendu public régulier”.

/m.q/a.f/r.e//ir.pu/










