Friday, October 16, 2026

Tensions et heurts devant le ministère de l’Éducation à Tirana lors de la quatrième journee de manifestations

TIRANA, 16 octobre /ATA/ – De nouveaux heurts ont éclaté vendredi à Tirana devant le ministère de l’Éducation lors de la quatrième journée de manifestations antigouvernementales menées par des étudiants et des citoyens qui réclament le départ de la classe politique en place.

Des groupes de protestataires, parmi lesquels des mineurs et des individus masqués, ont jeté des pierres contre le bâtiment ministériel et dégradé le mobilier urbain. La police anti-émeute a riposté en faisant usage de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de spray urticant pour disperser la foule.

Les étudiants et les citoyens ont poursuivi pour la quatrième journée consécutive leur mouvement de protestation à Tirana, exprimant leur mécontentement face à la classe politique actuelle. Venus de différentes directions, les manifestants se sont rassemblés devant le ministère de l’Éducation, réitérant les rassemblements des trois jours précédents. Sur plusieurs axes, notamment à l’entrée de la rue Myslym Shyri, des jeunes se sont assis pour bloquer la circulation durant quelques minutes.

Sur la rue de Durrës, près du ministère, le commandant des forces d’intervention rapide (FNSH), Artur Prifti, s’est entretenu avec des étudiants pour leur demander de ne pas s’en prendre à la police et de manifester pacifiquement. Par la suite, les forces de l’ordre ont retiré le camion-citerne qui bloquait la voie afin de permettre le passage du cortège en direction de la place Shqiponja. Dans les rues principales de la capitale, une partie des commerces ont baissé leurs rideaux de fer et la circulation automobile a été interrompue.

Des actes de vandalisme, incluant la destruction de la signalisation routière, ont éclaté lors de la marche entre la rue de Kavajë et le carrefour du 21 Décembre. Après s’être regroupés devant le ministère de l’Éducation pour réclamer la démission du gouvernement à grands renforts de slogans, la situation a dégénéré lorsque des manifestants masqués et des mineurs ont commencé à jeter des pierres sur le bâtiment.

Pour faire face à ces débordements, la police a fait usage de canons à eau, de gaz lacrymogènes et de bombes lacrymogènes pour disperser provisoirement la foule massée devant le ministère. Ce type d’affrontements s’est répété à plusieurs reprises entre des protestataires armés de pierres et des forces de l’ordre répliquant par l’eau et le gaz.

Les contestataires réclament la démission du gouvernement et un renouvellement de la classe politique.

/m.q//ir.pu/

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