TIRANA, 30 octobre /ATA/ – Le chef de l’opposition albanaise et président du Parti démocrate (PD), Sali Berisha, a vivement critiqué vendredi le nouveau train de mesures fiscales proposé par le gouvernement, affirmant qu’il menaçait de ruiner des centaines de petites entreprises et de peser lourdement sur la classe moyenne.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au siège de sa formation politique, Sali Berisha a affirmé que cette réforme prévoyait une hausse des prélèvements d’environ 200 millions d’euros.
“Ce paquet frappe durement les petites entreprises, les professions libérales et la classe moyenne, tout en augmentant la TVA générale de 21 pour cent, ce qui se traduira par une hausse généralisée des prix et détruira la compétitivité des entreprises albanaises”, a déclaré l’ancien Premier ministre.
Qualifiant d’“hypocrisie totale” la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, l’opposant a estimé que l’économie informelle et la circulation de capitaux d’origine illicite neutralisaient les effets escomptés et alimentaient l’inflation.
Sali Berisha a également fustigé la hausse du taux d’imposition sur les dividendes, passé selon lui de 8 % à 15 %, et a dénoncé un manque total de concertation avec les acteurs économiques, promettant en contrepartie une fiscalité plafonnée à 12,5 % en cas d’alternance politique.
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