TIRANA, 25 nov /ATA/ – La ministre des Finances et de l’Economie, Delina Ibrahimaj, a déclaré aujourd’hui que ce ne sont pas les citoyens qui ne bénéficient des exonérations et des taux réduits de la TVA, mais les entreprises.
Expliquant les changements de la loi portant la taxe sur la valeur ajoutée, lors de la session plénière du Parlement, la ministre Ibrahimaj a déclaré que le gouvernement doit garantir que l’argent qu’il accorde, ou l’argent qu’il ne collecte pas, va aux citoyens, aux agriculteurs et pas seulement aux entreprises.
“Nous pensions qu’en réduisant les impôts, ces réductions d’impôts iraient dans les poches des citoyens, des agriculteurs. Mais cela ne s’est pas produit. En fait, toutes les exonérations de TVA ne se traduisent pas par des baisses de prix. Je tiens à souligner que même le FMI, dans sa dernière mission, ne soutient pas la réduction de la TVA sur les produits du panier et cela arrive pour une raison. La seule raison est que ces baisses de taux de TVA ne se traduisent pas par des baisses de prix. Au cours de la dernière année, nous avons augmenté le seuil de TVA, nous avons donc exclu de la TVA toutes les entités qui opèrent avec un chiffre d’affaires annuel allant jusqu’à 10 millions de leks. Nous avons acquis la conviction que les citoyens ne bénéficient pas des exonérations de la TVA, des taux réduits de TVA, mais sont des avantages pour les entreprises, qui doivent absolument être aidés. Mais le gouvernement est là pour garantir que l’argent qu’il jette, ou l’argent qu’il ne collecte pas, va aux citoyens, aux agriculteurs et pas seulement aux entreprises”, a déclaré Ibrahimaj.
Selon la ministre Ibrahimaj, la même situation est pour les agriculteurs.
“Ces politiques fiscales que nous avons maintenues ces dernières années, c’est-à-dire des compensations de 6 % de TVA n’ont pas atteint les agriculteurs. Ce que nous avons décidé de faire cette année et dans les années à venir, c’est de réduire les exonérations, de réduire tous les espaces créés par la politique fiscale et cet argent qui sera collecté sur ces espaces ira soutenir les secteurs prioritaires. Comme nous l’avons fait cette année. Nous avons supprimé l’exemption de 6 % et cet argent va au budget du ministère de l’Agriculture. Ils iront de manière structurée, ils iront vers ces cultures agricoles qui méritent d’être encouragées”, a déclaré la ministre.
Une autre intervention dans la loi portant la taxe sur la valeur ajoutée qui affecte le secteur agricole est la suppression de l’exonération de TVA pour les intrants agricoles.
“L’exemption pour les intrants agricoles n’a pas donné le bon effet en réduisant les prix des intrants agricoles dans l’année qui a été appliquée. Nous continuerons à maintenir un taux de TVA réduit, nous n’allons donc pas au taux standard de 20 %. Nous continuerons à inciter le secteur, en maintenant le taux à 10 %, et permettez-moi de réitérer que tout cet argent qui sera collecté en plus de la TVA est de l’argent qui ira directement au secteur agricole pour soutenir les agriculteurs”, a déclaré la ministre.
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